Comme la moutarde sur le lapin...
Moi qui procède un peu de la sorte, ramassant des formes qui traînent par-là par-ci, pour dans l’espace les rassembler à mon gré, puis-je me dire sculpteur concret, compositeur ? Eux dans le silence, moi dans l’espace, le cuisinier dans sa marmite, chacun mélange à tour de bras. Deviner les ingrédients c’est, pour le client ce grand feignant, pas forcément indispensable pour déguster. Je regrette parfois d’être trop lisible, que mes trucs et mes machins soient trop voyants, comme la moutarde sur le lapin me dis-je à l’instant, et ça me rassure, l’eau à la bouche. A lire également...
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